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samedi, 03 mai 2008

trophée

les mots se reflètent dans des cascades d'or
comme un enlacement d'iridescence
longtemps après l'ultime abandon
ou juste avant
ou au même moment
les cercles se ferment
et s'ouvrent
au gré de la houle
et se sourient
les échos infusent dans la respiration de la somnolence
feutrant l'éblouissement
qui se détache
des bulles encore
s'échappent des calices
pour se joindre au soleil
quand les temps de la valse trébuchent
et se confondent
des flammes encore
jamais ne s'épuisent
sauf quand elles renaissent
et la brûlure encore
comme un trophée
refusé

 

mercredi, 30 avril 2008

girations

attisés par les pulsions éoliennes
les rayons cascadent du nuage
et submergent l'ordinaire
d'un torrent de javel

le ciel pourrait être nimbé de bitume
et le panorama voilé de basalte
le vortex purulent de la lumière
n'en serait pas moins intraitable

le formidable déferlement ronge
jusqu'à la moelle
et fait voltiger l'inertie
jusqu'à la grâce

gisement

il creuse des éclats dans les vers
pour poudrer l'indécence divine
des explosifs aurifères
pour lamer les rondes enfantines

il s'assied sur les poignards complices
poussières d'odalisques
une virgule d'inspiration pourpre
au creux d'une main libertine

sur son écran intactile
les sens s'enhardissent
et l'insolence des senteurs
fait pâlir l'irradiation

un éclair au point
il sature les danses
d'un regard de satin
qui flambe le miroir

 

chez gmc

 

 

mardi, 29 avril 2008

inconnu

 l'inconnu enveloppe
comme une virulente intimité
et de ce calme vertige
germent les arômes intangibles de la foudre

le tonnerre clame l'indicible
ces noms in-prononcés
depuis qu'ils sont unis
à la nuit

les identités décharnées s'enfouissent
voluptueuses des chairs du monde
en tourbillonnant
jusqu'à l'inconscience

l'instant harnache son charme
à la chaleur qui s'acharne

lundi, 28 avril 2008

envolée

sur l'échancrure de l'effluve
en suivant le chemin des lucioles
l'abandon confond l'admiration

en apnée d'existence
tous les filaments
fondent spontanément
l'itinéraire érogène

plus qu'un enlacement
une caresse un baiser
juste un renoncement
un sourire une volée

plonger en abysse
jusqu'à la genèse
pour ne plus rien savoir