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dimanche, 30 mars 2008

stratovolcano rush

 

s'offrir à la nuée ardente

enlevés par le trémor harmonique

de la chambre à la cheminée

de la bouche à la stratosphère

les larmes péléennes faisant gémir les orgues basaltiques 

en s'unissant à la coulée incandescente

 

le souffre effusif s'échappe en panache de fumerolles

clarifiant les lapilli jusqu'à la pureté obsidienne

 

comme le stratovolcan

s'élever toujours un peu plus

presqu'imperceptiblement

dans les spasmes ignés de chaque éruption

pour échapper irrémédiablement à la gravité

dans un geyser de sourire

 

 

samedi, 29 mars 2008

trouvère

 

Toujours le verbe enfle, abonde, gonfle les veines du pouls des saisons, jusqu'à la congestion gutturale, jusqu'à l'écartèlement cognitif, jusqu'au cri initial. Un coin d'asphalte comme une clairière enchantée, un cube au néon comme un lagon turquoise, un mur d'ardoise poudrée comme un grand soleil, l'ordinaire s'enflamme dans l'océan aromatique. La voix, telle un pétale d'aubépine livré à la furie de l'épanchement, brille des jongleries forcenées qui illuminent les coeurs jusque dans leurs cendres.

l'histoire d'un enfant

 

la poésie est un enfant

aux jeux hologrammes

de babillages cristallins

qui rebondissent dans les nuages

 

il éclabousse toujours

de gouaches ultra-chromes

et de berceuses odorantes

les bétons des sérieux

 

la poésie est une volée de rire

un bébé cadum à fossettes

l'espièglerie de l'abandon

pour les charmeurs d'inconcevable

jeudi, 27 mars 2008

l'histoire d'un homme

 

la poésie est un homme

au regard architecte

en défragmentations ravageuses

qui cambrent les vers

 

 

 

il enjolive toujours

les échancrures abîmées

à l'abandon indécent

de l'amante transparente

 

 

 

la poésie est un voile dépecé

un galant aux yeux amadou

des langues d'iris empourprés

pour gisants de l'amour

 

 

chez gmc

 

mercredi, 26 mars 2008

silencieuse

dans les yeux en cascade

la lame s'enflamme

telle une coulée de soie

sur le rivage désert

 

des voix résonnent contre le fond

chaque mot aussi pur qu'une ombre

et pourtant inintelligible

le coeur claquant au vide

 

le poème déshabille

rongeant encore le grain superflu

jusqu'à l'ingénuité désarmée

jusqu'à la jouissance de chaque silence

 

mardi, 25 mars 2008

écaillés

 

d'une veine vitrifiée par le pouvoir calorifère des astres

jaillit une sève embuée

chapelet de voluptés semées dans les alizés

union des solstices qui oublient les saisons

écume ardente aux lèvres bleues

 

les écailles de soi s'effilochent

 

la splendeur s'enracine