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vendredi, 19 septembre 2008

disjoints

ils parcourent les nœuds
comme des amants roulent dans les embruns
tout naturellement
sans y attacher d’obligation

ils les démêlent les uns aux autres
brin après brin
du cyan au pervenche
de l’indigo à la nuit noire

leur inertie les propulse
au-delà de la félicité
dans la multidimension
des sillages unis

ils sont femme et homme
par devers leur sexe
comme un défi à la fatalité
même disjoints

 

bleu aux mots

des mots qui flirtent sur l'azur
entrechoqués dans les intonations fêlées
fidèles à eux-mêmes
en reflets changeants
au détour d'une note sincère

un moment
le soupçon d'un moment
qui dure quarante ans
plongeant au fond de l'idéal
pour se renouveler encore
blessé
exsangue
mais parcouru de l'étincelle sacrée

des mots qui redéfinissent l'azur
gravant la perfection
dans le diaphragme d'un halo doré
désarticulation hors concordance
respect suspendu d'un ressenti d'aquarelle



hommage à Christophe