jeudi, 13 mars 2008
state of flux
un chant d’impossible
essentiel et insoupçonnable
étranglé à l’orée de l’existence
aussi flagrant qu’invisible
un chant de mort
cristal sensuel
aux cendres éparses
épuisées de sens
les câbles ne suspendent rien
et les prétendus ponts lévitent
le vide se nourrit de vide
mascarade d’apparences
sous les arches du renoncement
dans les coulisses
l'abandon tresse inlassablement
les couronnes
qui ricochent aussi sec
vers l’errance
les mots tombent
tombes et mausolées
pyramides hélicoïdales
de coïts hédonistes
puisque je meurt
la guerre rage ailleurs
et l’incertitude resplendit
18:39 Publié dans U.H.T. | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil
TROPIQUE DU SUD OUEST de gmc
L'ondulation sans effort
Remonte le long des berges de l'Amazone
Humant le parfum des confluents
Dans la coriandre des rêves
Un soupçon de brise
Tapisse les gorges du Rio Verde
Une alvéole se dévoile
Dans les parages d'un bouton d'or
Un vent d'été prend les collines par surprise
Caressant de la voix les épaules
D'une éminence de douceur
La nuit tombe sur les genoux de la brume
Tandis qu'un frisson émouvant
Se déploie sur le pourtour d'une terre
A l'arôme noisette
De fins torrents descendent
Le long des montagnes troglodytes
Eau tiède dont la vapeur
Réchauffe les parois ensommeillées
Quelques bourrasques tropicales
Font leur apparition
Tandis que la rivière s'émancipe
Sous les pans d'alizé
Qui dévergondent le paysage
A l'échancrure de la forêt
Une clairière abonde en microspores
Qui enthousiasment le parfum
D'une pluie qui ruisselle
Sur des marbres durcis
Les palétuviers ressentent
La montée des torrents
Les champs plient et se soulèvent
Sous les précipitations de chaleur
La température s'exaspère et rompt
Quand l'orage libère sa saveur
Dans un déchirement humide
Qui constelle d'éclats
Un ciel radieux de novembre
pôle oriental
l'embrasement spontané
s'écoule en couleur
soufflant l'air vacant
sur les braises de l'éveil
une rafale d'innocence
appareille les buées ravies
le lagon se marbre
dans l'ombre d'une étincelle
les ingénus cèdent aux dentelles
frôlant du regard la pulpe
d'un baiser froissé de candeur
l'aurore expire
tandis qu'une larme exaltée
sourit à un ondoiement de silence
aux envolées majeures
des creux secrets sécrètent
des graffitis de graphite
chairs translucides
aux dimensions éphémères
quelques coeurs de cyclones
figent l'idylle
tandis que la dune se cabre
sous l'insolation olfactive
qui naufrage les images
aux petits matins des songes
les puits refoulent l'églantine
qui affranchit la reconnaissance
de l'accord divin
sous une main de feu
les racines s'engorgent
de nuages ultra-violets
les entrailles s'entrebâillent
sous les flocons de fièvre
l'atmosphère se solidifie et fond
quand la houle se laque
comme une claque
dont l'écho s'évanouit
avant même de retentir




