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dimanche, 02 décembre 2007

en gorge


chaque mot se gorge d'amour
de cet amour qui n'est pas notre
et qui nous lie malgré nous
de cet amour où n'est pas d'autre
et nous unit malgré tout

chaque mot s'en gorge
s'en sature
s'en saoule
à en devenir clef de verbe
rime maîtresse
amas de lettres impudiques
étoilant le lit
des fleuves de l'indicible

 

et plus de 50.000 visites!!!

 

Paru dans:

Axolotl No 47 Mai 2008

Les hésitations d'une Mouche No 45 Juin 2008

Poèmes Epars No 42 Mars-Mai 2008

Poésie oblique No 6 été 2008

 

effacer

effacer le nom
comme se chante un mantra
pour ne plus reconnaître
le coeur d'inexistence
pour que chairs évaporées
ne laissent qu'un voile diapré
pas l'ombre d'un reflet
aux souvenirs déchus
effacer le nom
un peu plus fort
pour que puisse être adulé
l'insatiable veau d'or
pour se draper de transparence
d'effleuressence
de fol amour

AU FIL DE L'EAU


regarde l'éclat
surtout quand il est sombre
et que derrière les arbres
s'ombre l'été
regarde l'éclat en rêvant
et écoute Vincent clapoter
en enchantant les conventions
et autres préjugés
une nuit sous le soleil
se fige l'éternité
aux vestiges ardents
aux vertiges déchaîn
és

 

Miroir de CONTRE-COURANT de gmc
 

jeudi, 29 novembre 2007

déferlante

l'air se frigidifie et vacille
le parfum de la voix butine
les ondes frissonnent à peine
dissolvant progressivement l'intention
jusqu'à dilatation absolue

la fluidité déferle
affluant et refluant
au fil de l'insoluble
refoulant sans fin l'infini
effleurant d'un souffle l'ineffable



Paru dans:

Axolotl No 48  Août 2008 - déferlante

Les hésitations d'une Mouche No 45 Juin 2008

Poèmes Epars No 42 Mars-Mai 2008

Poésie oblique No 6 été 2008

Saltimbanques No 15 (et dernier) Automne/Hiver 2008

mardi, 27 novembre 2007

blue blood


le ciel est bleu comme une orange
et les ténèbres s'écarquillent
repues d'effluves de mandarines

le ciel est bleu comme une orange
et la fièvre cascade de fraîcheur
aux sentiers échevelés par l'intangible

le ciel est bleu comme le sang
et l'indigo tout puissant
étreint l'ultime réflexe du jour

SO BLUE


Le ciel est limpide comme la vie
Quand le Pacifique emporte les barrages
Et que l'enfant rit dans la vague
Le ciel est ouvert comme un tombeau
Dont les murs en pain d'épice
Frissonnent d'absence
Le ciel est saturé comme l'amour
Qui voltige insubtanciel
Pour éblouir les amours