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dimanche, 23 septembre 2007

irrésolu


Sous l'aile de la lumière, au firmament de la source, au sein de la beauté indomptable de l'absence, la voix s'immole, s'ampute de ses organes sexués, régresse plus loin, jusqu'à l'union impensable, jusqu'au festin insensé, jusqu'au frémissement imperceptible de l'extinction. Dans les temples de la contemplation, la solitude muette, subjuguée, tétanisée, réverbère l'incompréhension, repue de mystère irrésolu, d'une aube à l'autre.

samedi, 22 septembre 2007

l'instant paresseux


La langueur de l'instant paresse dans les éclaboussures de rêves surpassés, brasiers de douce ferveur aux ivresses de musc, concentrés symbiotiques d'incompatibles embellis par la communion des complémentaires. Le tournesol acidule le lilas, le coquelicot ensanglante les germes naissants, la capucine incendie les nervures des turquoises sous les habits de nuages. L'érosion ordinaire n'affecte pas ce paysage inconcevable, tout au plus parvient-elle à en intensifier brillance et contraste jusqu'à l'éblouissement fatal. Ne subsiste alors que la douceur torrentielle de l'amour injustifié.

jeudi, 20 septembre 2007

profane


un soir comme une nuit sans fin
étendue de moiteur caverneuse
au delà de l'obsession mâle

l'innocence se fragilise
jusqu'à l'éclat
en panaches d'étincelles
rivales des étoiles rieuses
tessons de coeurs
dans les bras des galaxies

une aube comme un jour infini
plaine escarpée sous le regard
presque femme

 

con tu permiso... (Alfred)

profana

en un atardecer como noche inmóvil
extensión de trasudor cavernoso
más allá de la obsesión viril

la inocencia se hace frágil
hasta el pedazo
en penachos de chispas
rivales de las reidoras estrellas
cascos de corazones
en los brazos de las galaxias

en una alba como un día sin acabar
llanura escarpada bajo la mirada
casi mujer

mercredi, 19 septembre 2007

plus loin


plus loin
derrière l'azimut
niche peut-être un ouragan
ou juste l'extrémité du monde
un plongeon sans fin
à bord d'une Thunderbird 1966
 
 
1966f54692862effe7e97cdfee093030.jpg


ici
l'océan est de paix
lustré
vitrifié
tout absorbé
par la réflexion
de tous les parfums
de l'aube

lundi, 17 septembre 2007

3 poésies silencieuses


1

Le silence s'installe, compagnon furtif de la parole. Il caresse l'orée de l'inconcevable, les rives de l'indicible, comme une vague meurt dans l'écume irisée de lune. Le silence prélude l'aurore, apprivoisant ses soupirs acidulés jusqu'à la reddition, ses frissons fragiles jusqu'aux sanglots de l'aveu, ses murmures innocents jusqu'au serment sans promesse de l'instant éternisé. Au paroxysme de la douceur, le silence suffoque d'émerveillement et laisse échapper la voix, muette de reconnaissance.



2

silence
en transe

absence
enfance

présence
silence



3

des valses de silence
quand les pensées s'éteignent

vide idéal
au coeur de l'amour

tout est dit
quand rien n'est susurré

inviolé d'un nom
se reconnaît le divin