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dimanche, 17 juin 2007

abri

 
A l'abri du grand arbre,  l'ambre miroite sous la caresse du vent. La brise langoureuse éveille les sens, souffle rauque d'un amant de passage. La clameur de la foule se fait doux murmure, choeur d'innocence palpitant à vif sous la canicule. Tout au bout de l'âme, là où le mal rejoint le bien, là où les pistes se confondent, là où la dernière possibilité, aussi invraisemblable puisse-t-elle paraître, devient réalité, là où l'absence embrasse la présence, là où l'arc-en-ciel redistille le parfum des orchidées, là où les étoiles fusionnent avec l'amour pour recomposer l'univers, juste là, être infini.

 

 

déconfiture

 

Dans la boucle du temps déconfit, ellipse circonveloutée éclipsant le miroitement des illusions agonisantes, les chevaliers, sans armure et sans quête, se statufient de volupté interdite, transparents à l'orage et aux rages frustrées des utopistes du contrôle. Leur silence s'élève, allègres incantations d'impuissance réjouie, intensifiant l'incandescence subatomique de l'obscurité révélatrice . Dans cet écrin de douceur inconcevable, ils s'étourdissent de tendresse, baignés de l'aura de la joyeuse liquéfaction des phénomènes.

jeudi, 14 juin 2007

débordements

en intégrale immersion

les ondulations de la passion

irradient de rage placide

le raz de marée de magma livide

déferlement de sensualité immatérielle

déchaînement de luxure insubstancielle

 

la frénésie d'ataraxie lyrique

exaspère la furie extatique

fanatisme au miel caustique

fiévreusement biotique

mercredi, 13 juin 2007

dansons


podcast
 


danser la danse du silence
la danse de la folie
la danse des mots dits

pas dans pas

brûlant les sillons du désert épanoui


danser la danse de l'escadron
la danse des mages
la danse sans hommage

voix dans voix

horde tapage à la douceur sauvage


danser la danse du saccage
la danse vertueuse
la danse de la transe

coeur dans coeur

démantelant le palais des tisons
bloc après bloc
jusqu'au dernier toc
joyau après joyau
jusqu'au dernier noyau
mirage après mirage
jusqu'au dernier naufrage

pour oublier les noms

pour contempler encore

la béante rutilance

langue paresseuse


d'une langue paresseuse
avaler les soupirs
sans  fierté
gorgées de poison alangui
anesthésiant la perception
bouchées de crème braisée
électrisant l'émotion
lampée de souffre douceur
édulcorant l'affliction

 

 

mardi, 12 juin 2007

déliraude #70

 

Les essences d'être se télescopent lorsque les mots se réduisent à la cadence de l'inexistence, abolissant les barrières de soi pour élever les caresses-ciel de l'amour ingénu et nu. Dissolus par l'absence embaumée de tendresse et imbue d'irrationnel abandon, les bourgeons de volupté gonflent d'étincelles multicolores aux rondes riantes, écorchant l'obscurité d'une symphonie de sens désensibilisés pour résurger en tonalités d'inattendu aux confins des âmes nanties de néant.

lundi, 11 juin 2007

élancement


du sommet du silence
s'élance la torpeur

enchantement mélodieux
d'un tourbillon de pétales
aux larmes émoussées

écorchure de béance
d'une voilette de caresses
aux lagunes comblées

désinvolture de lubricité
d'une étoile d'impossible
à la lasciveté enlacée

amerrissage en clameur
dans le désert absolu