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samedi, 28 avril 2007

plus trace

Le flux s'épure en coulée pure de lumière dure, abrasive des aspérités névrotiques qui érodent le temps qui glace et l'espace qui passe. Plus trace de soi, soie transparente dilapidée au vent des cygnes. Plus signe d'insigne de reconnaissance digne, le sortilège se désagrège, don indomptable. Chaque interstice est traqué, comblé, jusqu'à l'hermétisme, puis jusqu'au débordement inéluctable du mysticisme. Reddition, sans condition,  à la plénitude, sans prélude, de la clameur desétouffante du coeur. Aimer d'un amour nouveau né toujours, comme un défi aux réalités illusoires, comme dénie aux conventions castratoires, comme un non-dit hurlé en exutoire. Exulter de la joie sans toi, sans moi, sans loi, sans toit. Dans l'enluminure de l'enflure, savourer chaque seconde féconde de l'éblouissement récurrent, et scander à un être comme au monde, au monde comme à un être, la saveur incendiaire, d'être pour aimer et d'aimer pour être.