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mardi, 24 avril 2007

en guise d'aile

Aux pieds bornés des vains chants de décadence
Des sirènes d'hypothétique désespoir
La poésie ouvre des failles fertiles
Où se perdent les jalousies imperfides
Les persiflages mielleux comme l'acide

Ni la cabale, ni les compliments
N'entravent l'insolence du souffle
Il se répercute dans le vide
Loin des tentatives de distraction
Pour rebondir plus haut et plus profond

Glissant sur le ciel d'écume de la dune
Le mot s'envenim' d'ensemencer la douceur
Et dans le regard ouvert par les yeux fermés
Palpite la joie d'offrir sans rien attendre
Un simple sourire en guise d'aile

Les états de la poésie

La poésie se décline en trois états

 

Nombriliste est le premier état.
Quel que soit le thème
Fusse-t-il un requiem
Le « je » est seul en débat
Immature ou névrotique
La profondeur  demeure narcissique
Souvent nimbés d’un schizophrénique charme
Les mots survivent rarement au personnage et armes

Altériste est le deuxième état.
L’Eros vulgaire
En est le père
Par l’adoration d’un objet idéal
Réel ou purement imaginaire
Avant, pendant et surtout en arrière
D’inlassables louanges comme des prières
Les mots dépassent rarement les frontières

Illuminé est le troisième état
Altruiste et philanthropique
D’un Agapè luisant de mystique
Qui ne le possède pas le reçoit
Partagé en offrande vive
Polyphonique et subjective
Présente à l’âme son miroir intemporel
Les mots s’éternisent souvent universels

 

La poésie est en trois états déclinée
Et pour les étapes transcender
Il suffit d’apprendre à aimer