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jeudi, 12 avril 2007

l'offrande

La source n’est qu’offrande

sans même un début

d’ambition égocentrique

d’être bue.

Elle coule

sans destination,

ni motif,

juste pour le plaisir

d’ébrouer

les câlines arabesques

de sa fraîcheur capiteuse.

 

Nul ne peut infléchir

le sens spontané

de son filon radieux,

tout au plus

se laisser caresser,

jusqu’à l’oubli,

par le souffle imperceptible

de son ruissellement exalté.

Elle se pâme

de simplement jaillir,

inerte et transparente.

 

Parfois,

son fluide paisible

se mêle,

sans se confondre,

à l’ultime torpeur

d’une autre source

et elles irriguent en coeur

les effloraisons intimes

de la luxuriance du trépas.

La source est offrande.

en ciel

L'astre se faufile dans un panache d'or,
lacérant l'épaisseur des strates nimbées de nimbus,
pour déflorer l'arche du propylée chromatique.

La fulguration de couleurs mouillées
bariole la mornitude bucolique du panorama,
les aquarelles délicates
submergeant les résidus anxieux,
pour les noyer
dans leur tourbillon de pacification
à la saveur pigmentée.

La douce inertie
s'imprègne
de l'éphémérité permanente
de la perfection de l'instant.