Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 15 janvier 2007

eau de pluie

Eau de fleur d'oranger
pour éveiller ton palais

Eau de rose
pour tes métamorphoses

Eau de javel
pour blanchir tes ailes

Eau de vie
pour la plus douce agonie

fugue

De un à l'infini, une fugue de mots, variation sur l'éternité, enflamme les soumis corps et âmes.
Le masculin et le féminin s'annulent dans la joie de la genèse du neutre flamboyant et de l'immobilité du mouvement poétique.
La présence luit, vivide d'absence, en guirlandes de mutins baisers épistolaires.
Le poète sacrifie sa dernière espérance en hommage à sa seule maîtresse, torride de malice, prêtresse initiatrice des plus profonds envoutements célestes, souveraine généreuse et intransigeante, la Vie.

née

La goutte glaciale rebondit sur le front comme un mot brûlant.
Se livrer à la caresse sans tenter de s'abriter et savourer son ivresse, abolition du temps et de la distance qui ne nous séparent pas.
S'enfoncer dans l'instant de cette larme, pas comme s'il était le premier ou le dernier, mais parce qu'il est le seul, une fraction de seconde d'éternité, celle où les coeurs se mélangent au point de ne plus pouvoir s'isoler.
Le souffle délicat devient blizzard torride et chaque rime est baiser d'impromptu, antidote contre les vaines espérances, étreinte câline des âmes pacifiées.
Quelque part, au centre du néant, l'étoile nait.