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vendredi, 08 décembre 2006

Sacré Beckett

C’est de la faute de Beckett

A jouer à ne pas parler

 

La voix n’est plus de la fête

Elle mue dans un soupir ailé

 

Reflétant sa chanson muette

Rêve de silence étalé

 

Enchantement silhouette

Luminion intime affalé

 

 

support

Les mots s’évaporent

Par tous les pores

Calligraphiés au port

De poésie transport

Tics sous tout rapport

Epique des passeports

 

Rébellion

Le chant du silence est symphonique

Perle de jour parée sarcastique

 

L’Extase ampute les vocalises

S’extirpe de l’instant des emprises

 

Les amants désincarnés se grisent

De son âpre liqueur abrasive

 

Privées de tous les mots fanatiques

Les âmes s’enflamment flegmatiques

 

Le rite immuable flèche éternelle

Caresse les cœurs aux mythes rebelles