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samedi, 01 août 2009

mémoires dépareillées

le silence suit le tonnerre
dégringolade en suspension
juste avant l’éclat de rire
comme un matin noctambule
déambule en funambule broyé
l’infini se prend au mot
et me décompose encore
comme une mélodie oubliée

au loin cela craque toujours
ou peut être au plus profond
je regarde tendrement
l’abîme ouvert sous mes pieds
en fidèle compagnon
bien plus séduisant
que les mémoires dépareillées
de ceux qui se fuient pour aimer

mardi, 28 juillet 2009

enfin la vie en pâture ou pour une fois à l’heure du thé

j’ai envie de vivre
comme personne sans savoir pourquoi
c’est absurde à pleurer
ce besoin trépidant par tout temps

il fait trop froid là dedans
dans mon cœur
j’ai pourtant palpité de rien
tout le monde est si absent

je dis tout
mais c’est ne rien dire
sur les méandres déroulés
follement envie de vivre

comme personne ni moi
ça fait romantique
alors comme tout le monde
j’ai surtout envie d’une bonne rasade

je ne sais ce qui briserait la torpeur
un coup de bambou ?
une corde à coulisse ?
je ne sais aucune merveille

c’est dans l’ordinaire
que j’écarte la poésie
et sur mon cœur assoupi
se meurent mes envies



miroir de "Enfin le vide-ordures ou Une fois de plus vers cinq heures du matin"

chez Cribas

raccord

il est le rythme

immuable

à tire d'elles

étourdies comme l'instant

lui qui n'avoue

que le détachement

qui accorde les notes blessées

d'un revers énamouré

au cœur stérile

d'un désert verdoyant

 

miroir de "CONCORDANCE"

chez gmc