dimanche, 12 juillet 2009
les chemins de l’absurde
ils ont beau cligner le silence
pilonner sans autre retenue que le souffle
ils ne parviennent jamais
à combler la vacuité
l’absence de consécration
omniscéance du néant
prive d’apparence
la carcasse
verroterie opaque
succombe sans attente
même pas celle du plaisir
parfois une ombre
une pause
un frisson
matérialise un instant
et s’évanouit aussitôt
comme le soleil quitte le jour
pour te regarder dormir
en veille d’innocence
le raffut accumulé tout autour
reste singulièrement étouffé
trace ultime d’abandon
plus la force d’inventer
une magie de substitution
de prétendre
qu’il y a plus que cette latence
entre vie et mort
si la mixtion est amoureuse
l’or colle à l’irrespirable
laque incandescente
où se vitrifient les rêves
tous les chemins mènent à l’absurde
et quoi de plus absurde
que d’aimer…
00:19 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil
lundi, 06 juillet 2009
blasphème
à décroche cœur
mille croches en cadence
déversement intérieur
que le néant ne réduit pas
équivoque qui évoque
sotto voce sans réciproque
comme s’il fallait trouver des excuses
si pour le dire on se récuse
blasphème sans foi
voix à débordement
d’un souvenir aussitôt oublié
pour se surprendre encore
se suspendre à l’aurore
et aller se faire prendre
jeu sans gage
ni gagnant ni perdant
satiété rédhibitoire
au milieu des poussières d’ivoire
08:07 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil




