samedi, 28 mars 2009
au commencement
au commencement est la confiance
pas la dévotion à on ne sait quel être supérieur
juste la confiance qu’accorde qui n’a rien à perdre
et la témérité inimitable qui lui tient lieu d’ombre
si l’espace d’un instant gagner semble possible
alors ce qui peut être gagné peut être perdu
et tout finit emporté par la peur
donc au commencement est l’absence de possession
et son némésis l’absence du désir de possession
simple contemplation confondue sans envie
et la reddition inconditionnelle sa compagne
si l’espace se replie l’or d’un mot
alors la lumière jaillit
alors la vie exulte
18:07 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil
vendredi, 27 mars 2009
foisonnement
floraisons à foison d'odorantes toisons
fomentées furtivement par l'équinoxe cinglant
fermentation des sèves en ébriétés
sobriété virginale de la blancheur
étole aux gris des blues
prélude à l'avènement des verts
un peu d'absence dans le sillage
que la palpabilité de l'ombre accentue
tuméfaction de fragments purs
en ballottage des courants d'origine
12:28 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil
mardi, 24 mars 2009
haut le cœur
l'après n'advient pas
dès lors que le temps prend sa place
l'après n'advient pas
agitations, distractions, tergiversations
simples bousculades de vent
à peine une nutation indistincte
dans la grand’ roue cosmique
l'après n'advient pas
et l'instant se fixe
assise ergonomique
moulée sur le vif
l'instant se fixe
sur la plume caresse
et sans mot dire
maudire cet instant
qui n'en finit pas
applaudire l'aveuglement
jusqu'haut le cœur
16:19 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil
voluptées
Le chant des impossibles grésille à l’orée des possibles tel la césure de lumière sur les flancs du vide. L’éclair dessine les courbes parfaites qui se mêlent voluptueuses en distillant de nouvelles dimensions instant après instant. L’ombre perd la mémoire entre les parallèles en perdition, susurrant encore en vain, résistance portée à incandescence, les yeux fermés. Le sourire reste hors d’attente, juste pour éreinter le plaisir inconditionnel, sommet de dérision au plus fort de l’inextinguible aliénation.
07:47 Publié dans intégrale volume 5 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poésie, poème, extase, béatitude, amour, écrire, éveil




