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dimanche, 20 juillet 2008

il(e)

est-ce tes yeux effervescents ou ton regard d'ombre ?
est-ce ta mine malingre ou ta prestance imposante ?
est-ce le réconfort de ta candeur ou la brulure de ta voix ?
c’est le cœur en Bengale et une fourmilière d’étincelles
une vrille exponentielle en filigrane des larmes
l’arche des étoiles en plein soleil…

 

 

 

vendredi, 18 juillet 2008

guipures


podcast
 

 

blottir les mots dans l’entrebâillement de tous les instants
guipures échevelées sur le fil du sang
pour dire ce qui échappe au conceptualisable
pour faire miroiter le sas vers l’indicible
jeu de vérités chatoyantes se neutralisant mutuellement

la poésie est une autre dimension imperceptible
le sixième sens qui assourdit les cinq premiers
et emplit à la lie l’ébriété congénitale
où viennent s’échouer les lambeaux de soi
pour fleurir les tombeaux de sable de la mystique

 

en suivant le fil de pseudonymes1 

 

de la pluie et du vent

un sourire en coin de l’œil borgne
le vent ne couche plus la pluie
qui à présent se déverse drue et droite
presqu’aride
minérale
à travers les failles de l’arc-en-ciel

pourtant le vent ne s’essouffle pas
et caresse tendrement
le galbe lustré de chaque goutte
l’animant encore malgré lui
comme tout ce qu’il transperce

 

mardi, 15 juillet 2008

hiver nucléaire


ceux qui aiment
n’ont pas de nom
pas de visage
ni même d’ombre
dans les éclats de miroir
brisé d’alouettes

 

ceux qui aiment
ne connaissent pas les frontières
du territoire du spontané
avide de candeur
leur esprit lévite
ouvert à tout venant

 

ceux qui aiment
distinguent la mélodie du silence
voient le teint de la transparence
caressent le grain de l’impalpable
savourent les épices de l’eau fraiche
hument les fragrances des cendres

 

des lasers fichés dans les prunelles
ils expirent inspirés
sous les carcasses scintillantes
de l’hiver nucléaire
quand la poussi
ère se pose
quand la combustion s’acharne

 

écho de HORS DES GHETTOS chez gmc

 

E=MC2


La poésie s’épaissit graduellement comme le coton d’une brume qui presqu’imperceptiblement assourdit les élucubrations et puis se déchire dans une avalanche  thermonucléaire en claquant la lumière à toute volée. Les particules bouillonnantes s’amassent lentement dans l’anse éreintée, gorgeant d’intensité l’abdication. L’exaspération rampe entre les circonscriptions, repoussant les jonctions aux injonctions pyrolâtres, dilatant la fragmentation dilletante, ravageant encore une fois les enfants sauvages, immaculée.