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dimanche, 02 mars 2008

homéostasie princière

 

comme des zébrures dans le regard blanc

des aspérités persistantes

qui pourtant se lissent

tout naturellement

sous les draps-lys

du lit de poésie

 

le lustre parfait du poli

est aussi chimérique

que prétendre pouvoir empêcher

le fleuve de s'unir à la mer

 

il suffit d'abandonner

le phénoménal aux phénomènes

pour devenir fluide transparent

et toujours ruisseler

par les voies de moindre résistance

ou simplement reposer là

pur miroir d'azur

sur les courbes des altitudes septentrionales

et contempler l'homéostasie rayonnante

en souriant

fonte des pierres

 

quand la fonte des pierres conflue vers les tourbillons du silence

que les yeux déposent la foudre à l'ombre des saules

que l'ataraxie germe sur les cendres de légendes

les profondeurs de Gaïa résonnent des refrains parfumés d'homéostasie

et chaque goutte de pluie invente la femme

comme l'haleine du Printemps éveille une prairie de narcisses

 

tant d'effusion dans l'effacement

de jouissance dans la disparition

de tendresse dans l'évaporation

que même le langage capitule