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mercredi, 14 novembre 2007

Flocon et Etoile

Flocon 
par le petit prince étoilé

naître
du fond de la maison vide
comme un fruit sans silence
comme une aube sans pas

naître
il y a alors
dans le reflet bleu de la rose
cette attention réinventée
cette simplicité incompréhensible
que le jour décline

tous les matins du monde
j'ai dansé le crépuscule
accroupi dans mes mains
parmi les cordes tendues des arcs-en-ciel

il s'agit dans l'immersion
dans l'étui vert du bois
de ce murmure incessant qui vous accuse
qui vous extirpe de vous-même
qui vous rompt

il s'agit de cette planète
de l'oiseau
tendu vers la lumière

tendu vers l'univers qui lentement éclot

 

 


Étoile

mourir
au bord du néant
comme une feuille sans arbre
comme un crépuscule capturé

 

mourir
il n'est pas
dans l'ombre sang de la pierre
cette distraction constante
cette complexité transparente
que la nuit relève

 

tous les soirs du monde
je m'assoupis dans l'aube
élevée à bout de bras
parmi les rubans souples des plaines

 

il est une poussière
de cannelle
irradiant les ténèbres

 

irradiant la vie qui simplement respire

 

 

fluorescence


dans la fluorescence du regard
naissent buées de grâce
nuées d'harmonie
incantations candides
en bulles de rires
en baumes d'étincelles
en velours d'éblouissement

derrière le ressac du quotidien
paraissent vibrations subtiles
infimes miroitements
perles de soupirs
aux fronts abandonnés
aux silences fredonnés
aux frissons anéantis