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dimanche, 17 juin 2007

abri

 
A l'abri du grand arbre,  l'ambre miroite sous la caresse du vent. La brise langoureuse éveille les sens, souffle rauque d'un amant de passage. La clameur de la foule se fait doux murmure, choeur d'innocence palpitant à vif sous la canicule. Tout au bout de l'âme, là où le mal rejoint le bien, là où les pistes se confondent, là où la dernière possibilité, aussi invraisemblable puisse-t-elle paraître, devient réalité, là où l'absence embrasse la présence, là où l'arc-en-ciel redistille le parfum des orchidées, là où les étoiles fusionnent avec l'amour pour recomposer l'univers, juste là, être infini.

 

 

déconfiture

 

Dans la boucle du temps déconfit, ellipse circonveloutée éclipsant le miroitement des illusions agonisantes, les chevaliers, sans armure et sans quête, se statufient de volupté interdite, transparents à l'orage et aux rages frustrées des utopistes du contrôle. Leur silence s'élève, allègres incantations d'impuissance réjouie, intensifiant l'incandescence subatomique de l'obscurité révélatrice . Dans cet écrin de douceur inconcevable, ils s'étourdissent de tendresse, baignés de l'aura de la joyeuse liquéfaction des phénomènes.