Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 27 mai 2006

" Tout songe est un procès absolu de toute la réalité." François Hébert

Sans se connaître, se reconnaître, et se retrouver au bord d'un lac vert émeraude. Dans la forêt, protégés par les ruines romantiques d'une petite chapelle, se découvrir, se humer, se respirer, se cajôler, s'apprendre. Souffle dans souffle, vibration dans vibration, frisson dans frisson, les yeux dans les yeux. Précieux instants éternels et trop courts où l'émotion supplante le désir, où le mot devient éffleurement, où la parole s'assujetti au regard, où l'univers fond dans la prévenance et le respect. Quelques mots égrennés tout de même, chuchotés, murmurés, noyés de caresses, des mots simples, courts, trois lettres, quatres lettres, inattendus, presque des mots d'amour, gravés au fer rouge à même le coeur. Réduire la vie à ce moment de magie, à une étoile dans un oeil, et puis repartir faire le zouave dans le quotidien. Prétendre que ça n'a pas d'importance et fondre en larmes en s'éveillant au coeur de la nuit déchirée entre la joie et la douleur de gouter l'espace infini d'un instant ce bonheur si inaccessible.

Songe ou Réalité? Le vivre ou le rêver?