"Le sage n'attend rien, n'espère rien ; il évite donc les déceptions et toute occasion de murmure et de trouble." Alexandra David-Neel
vendredi, 27 octobre 2006

Boule de coton gris sombre
Embrasse la joue bien ronde
De l'astre sans aucune ombre
Dans un rire qui s'effondre
Précipitation statique
De désirs de boulimique
Engloutis par le néant cru
Sans jouissance de l'absolu
L'espace trépasse
La durée s'efface
Le "je" fond sans trace
Murmure fugace
Embrasse la joue bien ronde
De l'astre sans aucune ombre
Dans un rire qui s'effondre
Précipitation statique
De désirs de boulimique
Engloutis par le néant cru
Sans jouissance de l'absolu
L'espace trépasse
La durée s'efface
Le "je" fond sans trace
Murmure fugace
23 commentaires
C'est exprès " (le) joue bien ronde de l'astre " ?
Le sage n'attend rien, n'espère rien . Il traverse ce qui doit venir, mais il sait que c'est aux cols que les brouillards les plus épais s'ammoncellent ...Alors il n'évite ni trouble, ni murmure .
Merci chère., c'est corrigé :-)
P.S.: Le sage est un point d'ancrage immobile...
Votre ps est magnifique Aude .
Merci chère..
il n'est qu'un seul point immobile dans l'univers, le point où s'opère l'union des contraires, appelé également grain de sénevé ou graine de moutarde dans d'autres terminologies, c'est le point par où passent toutes les droites parallèles de ce monde et d'autres. c'est le centre de la monade, là où tout s'annule, où tout naît et tout meurt.
où le sage se tient, gmc :-)
il n'est aucun sage pour se tenir là...
C'est vrai gmc , c'est à ne pas humainement y tenir . D'où le nécessaire mouvement paradoxal du sage .
tous les mouvements, quels qu'ils soient, sont paradoxaux.
La sagesse est peut-être de le voir , de le dire ...
le dire est toujours mensonger, du à la limitation du langage et de la pensée, c'est pour cela qu'existe la poésie.
la sagesse n'est qu'une idée, un concept créé par le mental: être sage, c'est être insensé. la pensée n'appréhende pas cela, sclérosée qu'elle est par le concept du sens....qu'elle prétend unique.
Il y a pensée et pensée . La poésie est pensée .
La pensée sclérosée est la pensée sclérosée .
La poésie exprimée est déjà la sclérose de la poésie mais pas son mouvement . Le mouvement poétique tente de rejoindre la pensée paradoxale .
Le mouvement poétique est colère, puissance et grâce. Il détord le tordu .
la poésie n'est pas pensée, elle ne l'a jamais été, elle ne le sera jamais:
-pensée: du sanskrit "mens, manas", mesurer.
-poésie: du grec "poeien", créer.
le paradoxal n'est pas non plus pensée, il est au-delà et hors d'atteinte de la pensée, il faut traverser la mer pour y accéder.
la pensée est un outil dont la nature est mécanique, encore faut-il en sortir pour le voir et pour voir son mouvement.
Tu as hérité , comme nous tous du concept déformé de la pensée gmc , homme égaré que tu es de l'instinct . Mais la pensée n'est-elle pas à la fois mesure et création .La mesure privée de création devient mécanique , répétitive . La création privée de mesure devient folle .
"la création privée de mesure devient folle": c'est du n'importe quoi.
la pensée mesure un monde en dix dimensions: qu'en est-il si les dimensions du monde sont supérieures à 10?
Tu ne parle pas de mesure mais de mesure-étalon. D'où la confusion .
Pense à la mesure qu'évoque Rimbaud gans génie...
dans "Génie"
prend la mer, traverse la et on en reparle après ou pendant ton voyage. l'abandon n'est pas une posture intellectuelle.
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