"La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même." Joanne K. Rowling
lundi, 09 octobre 2006

Apprentis sorciers, nous avions avec les forces opposées joué
Nous pouvions presque toucher du doigt, embrasser l'extase pressentie
Vous m'aviez sans vraiment le faire exprès votre joli coeur dévoilé
Sans en avoir conscience je vous avais aussi montré ma folie
Cette découverte inattendue nous avait vraiment éblouis
Nous flottions en dehors de nos existences sans trop bien comprendre
Chaque instant avait cette indicible beauté pleinement épanouie
Nous en partagions chaque goutte telle la liqueur la plus tendre
Lorsque le grain de sable c'est infiltré dans le fragile rouage
Nous n'avons pas compris et nous nous sommes retrouvés bien dépourvus
Alors la peur vous a fait choisir la fuite dans son repli le plus sage
Vous m'avez laissé poursuivre seule ce qui était aussi votre du
Instinctivement toutefois, ce qui vous manque vous le pressentez
Et vous savez bien qui peut vous guider sans tellement savoir pourquoi
Mais l'ego et la terreur s'installent en travers du chemin défriché
Vous êtes décidé à tout contrôler et vous ne me suivrez pas
Il faut bien se rendre à l'évidence
Il en sera nécessairement ainsi
Votre triste lot est donc l'errance
Et les yeux aveugles vous voient transi
4 commentaires
bel hommage postume...quoi qu'un peu long pour quelquechose qui n 'existe plus :)
Ce poème se conjugue à tous les temps, il est intemporel, cher temporel ;-)
La peur de l'inconnu presque connu...
La peur de souffrir qui fait plus mal que la souffrance qu'elle a l'illusion d'éviter, pyrome...
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