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dimanche, 08 novembre 2009

étalage

le sang s’étale à pleine langue
des ganglions de rêves éruptant de toute part
trop content d’épingler ailleurs un peu d’absence

le badge s’érige en victoire
pour prétendre ne pas se perdre
sans jamais pour temps se trouver

et le monde fiché dans la poitrine
comme une larme sourde
pèse de toute sa mort sur la solitude

du pouvoir

ils sont bleus
bleus comme l’enveloppement acide du soleil
bleus comme leur vit à la commissure
bleus comme tous les coups de cœur

ils sont battus
d’avance
roués de charisme
floués des autres

ils sont bruts
impitoyables
leurs silences plus létaux que leur verve
et ils ne peuvent rien

vitriol

la brûlure se vitriole
comme si chaque peine
ravivait la flamme
sa douceur insoutenable
son écume déraison
ses douleurs de saison

l’amour s’affale
toujours au bout du souffle
broyé encore et encore
réduit en pluie de cristal
qu’une dernière bouffée disperse
aux azimuts absurdes

tout disparaît

sauf cet éclat incontinent

lundi, 02 novembre 2009

peu importe

je m’importe peu
toujours la perspective s’échine
sans matérialiser un signe

au commencement des innocences
à la saillie des bois de chauffe
en mille lieux comme en sang

tu étires ton art maniaque
en plein contre les parallèles
au plus prêt des feintes accords

scellant la mort encore
dans les éclats d’amour
qui importent si peu